Simona Vaitekunaite
L’attention soutenue, c’est-à-dire la capacité à rester concentré dans la durée, nous permet d’apprendre, de résister aux distractions et d’interagir avec les autres. Chez l’humain, elle progresse pendant l’enfance, culmine à l’âge adulte, puis décline. Mais comprendre comment elle évolue au cours d’une vie reste un défi : les études ne mesurent souvent chaque personne qu’une seule fois, la longévité humaine rend difficile le suivi d’une vie entière, et l’éducation, la culture ou le niveau socio-économique brouillent les résultats. Chez le singe, les études se font le plus souvent en laboratoire, avec des animaux séparés de leur groupe social.
Comme chez l’humain, l’attention suit une courbe en U inversé : elle progresse chez les jeunes, culmine à l’âge adulte, puis décline, et ce déclin ne s’explique pas par une baisse de la vue. Chaque singe garde aussi un profil stable au fil des années : la plupart sont attentifs, certains traversent des périodes d’impulsivité, et d’autres restent impulsifs presque en permanence, ce qui rappelle le TDAH. Le rang social compte : les singes de rang élevé réussissent mieux, surtout lorsqu’ils sont jeunes, et sont moins impulsifs à tout âge. Enfin, la connectivité entre deux aires cérébrales de l’attention, FEF et LIP, suit elle aussi une courbe en U inversé et va de pair avec de meilleures performances.
Suivre les mêmes individus pendant des années, dans leur groupe social, et relier leur comportement, leur rang et leur cerveau au sein d’une même population : c’est extrêmement difficile chez l’humain. Ce travail montre que l’attention n’est pas une capacité figée, mesurée une seule fois en laboratoire, mais une fonction qui s’organise à plusieurs niveaux : des traits individuels stables, le développement au cours de la vie, l’environnement social et les réseaux cérébraux.
Alice Taylor
Cette recherche explore comment le toucher peut rendre la musique accessible aux personnes malentendantes. Dans trois expériences de psychophysique menées auprès de participants normo-entendants, nous avons constaté que la hauteur perçue par la peau dépend avant tout de la structure temporelle de la vibration (son enveloppe), et non d’une analyse spectrale semblable à celle de l’oreille. Nous avons également observé que transmettre deux hauteurs simultanées avec un seul actionneur reste difficile : cela n’est possible que si leurs fréquences sont très différentes. Enfin, alors que les graves exigent normalement de fortes amplitudes de vibration, la modulation d’amplitude permet de les transmettre avec des vibrations beaucoup plus faibles. Ces résultats ont été intégrés dans une application en ligne destinée à guider la conception de dispositifs musicaux vibrotactiles de nouvelle génération.
| Cookie | Durée | Description |
|---|---|---|
| cookielawinfo-checkbox-analytics | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics". |
| cookielawinfo-checkbox-functional | 11 months | The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional". |
| cookielawinfo-checkbox-necessary | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary". |
| cookielawinfo-checkbox-others | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other. |
| cookielawinfo-checkbox-performance | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance". |
| viewed_cookie_policy | 11 months | The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data. |